2015 - Janvier L’afrique du Sud

jeudi 26 février 2015
par  Charles
popularité : 20%

( mémorial à la mémoire des Huguenots Français)

  RETOUR D'AFRIQUE DU SUD

Regardez quelques photos de ce pays que nous venons de découvrir

http://www.anrvendee.fr/IMG/html/imgcol-afriquesud

de plus sur Youtube retrouvez une petite vidéo de notre séjour :
https://www.youtube.com/watch?v=0tacHJcDIBA

ou bien télécharger le fichier pour le lire avec votre lecteur « VLC » ou autres

http://www.anrvendee.fr/IMG/html/afriquesudweb/afriquesudweb.mp4

B-)

 Impressions de voyage par Monique

B-)

Les quarante participants au voyage ont été unanimes pour dire combien ce pays est fascinant et difficile à résumer en quelques mots. La « Nation Arc-en-Ciel » aux onze langues officielles, dont l’anglais, l’afrikaner et neuf dialectes, est le pays le plus austral des États africains. Les Blancs, les Métis et les Indiens ne forment qu’un tiers de la population et les 70% du reste de la population est Noire. Avant la fin de l’Apartheid, seuls 13% de la superficie totale leur étaient dévolus.

Ce pays, en plein devenir, se transforme peu à peu depuis l’abrogation, par Frédérik de Klerk, en février 1990 des lois discriminatoires et l’obtention des droits civiques pour les Noirs. Puis la libération de Nelson Mandela et son arrivée à la présidence en 1994, à accélérer la cohabitation pacifique des ethnies, en préservant les différences culturelles. Mais la faible instruction accordée aux non-Blancs entraine des écarts de mode de vie, difficiles à combler. (60% d’analphabètes)

Entre la ville du Cap (capitale législative) où nous avons atterri, la ville de Pretoria (capitale administrative et gouvernementale), la ville de Johannesburg (capitale économique), la ville de Durban (capitale industrielle) et la ville de Bloemfontein (capitale juridique), tous les pouvoirs sont répartis sur le territoire. Ce pays est auto-suffisant économiquement grâce à ses ressources agricoles (vin, cultures, élevage), minières (diamant, platine, fer, or, charbon), forestières, industrielles. C’est pourquoi nous avons été surpris de tant de richesses naturelles, culturelles et de beautés des paysages si variés. On se disait tous, mais où est l’Afrique ? Ce n’est pas celle qu’on imaginait.

Notre guide, Mamadou, d’origine ivoirienne, nous a transmis, avec bonne humeur, toutes ses connaissances sur ce pays où il vit depuis 20 ans.

Ce voyage fut surtout une suite de découvertes et d’émotions fortes ressenties au cours de ces journées bien remplies. Parmi ces découvertes on peut citer :

  • la ville de Captown et sa vue d’ensemble du haut de la montagne de la Table qui surplombe la ville. C’est une ville magnifique, moderne, au bord de l’océan atlantique, habitée, en son cœur, essentiellement par les Blancs .En périphérie se trouve le township qui est la zone urbaine créée pour parquer les Noirs, comme dans toutes les grandes agglomérations.
  • l’arrêt au Cap de Bonne Espérance, où les océans Atlantique et Indien se rejoignent. La pointe du Cap est l’extrémité du continent africain que les vents très violents balaient, créant le cauchemar des navigateurs. Seuls les babouins, effrontés, ne sont pas effrayés et nous regardent avec aplomb. Les pingouins d’Afrique, c’est-à-dire les manchots sont plus réservés et vivent en colonie, menacés d’extinction.
  • les immenses vignobles qui font de l’Afrique du Sud le huitième producteur mondial de vin. La région des Winelands fit de la vigne sa vocation, sous l’impulsion et le savoir-faire des huguenots français, exilés après la révocation de l’édit de Nantes. Nous avons marché sur leurs pas en goûtant les cépages rappelant les nôtres et en visitant la ville de Franshhoek où flotte le drapeau français. -le village Zoulou et ses rites. Le chef de tribu, polygame, crée son village, et vit entouré de sa famille en perpétuant les coutumes. L’hébergement dans une case ronde, où les esprits ne peuvent pas se cacher dans les coins, nous a dépaysés, ainsi que les danses tribales.

La traversée du Swaziland. Deux pays sont enclavés dans l’Afrique du Sud : le Lesotho et le Swaziland. Ce dernier, indépendant depuis 1968, est aussi appelé « la Suisse africaine ». Il est vrai que la nature époustouflante par sa verdure, son relief conduisent à cette similitude. C’est une monarchie absolue, où le roi vit avec quinze femmes…. dans sept palais, mais où le taux de chômage est de 42%.

Les traditions culturelles et institutions politiques ancestrales marquent son identité, mais la langue officielle est l’anglais. C’est un jeune guide, Temba, en costume traditionnel, qui nous a expliqué, en français, les us et coutumes de son pays.

Nous avons beaucoup apprécié la musique et les danses traditionnelles d’un groupe qui se produira aux Sables d’Olonne en Juillet 2015.

Les safaris dans les parcs animaliers immenses :Hluhluwe et Kruger.

  • La rencontre avec ces animaux en liberté dont les cinq grands animaux les plus résistants (lion, buffle, léopard, rhinocéros, éléphant) est fantastique.

La découverte d’espèces rares pour nous, tels les impalas, les nyalas, les stenbocks, les gnous, les phacochères, les iguanes, les koudous, les springboks, les guêpiers, les bousiers, nous a ravie autant que de voir les girafes marcher majestueusement vers nous, de regarder le lion bailler et s’assoupir devant nous et de s’amuser des voltiges sur les branches des singes agiles.

Quant au troupeau d’éléphants venu boire au point d’eau, entraîné par la matriarche, tandis que l’hippopotame ouvrait largement sa gueule et que le crocodile prenait son bain, tout cela nous a laissé des images insolites pour nous, vendéens. Et les deux nuits sous tente (de luxe) nous ont donné un petit air de pionniers.

  • les sites géologiques du Canyon de la Blyde River. Dans ce canyon de 30 kilomètres on admire les sites naturels façonnés par les formations géologiques surprenantes : le dénivelé de 800 mètres, les roches en forme de marmites de géants, et les trois rondavelles, en forme de huttes dominant les hauteurs de leur imposante stature.
  • le monument, à Prétoria, voué aux Voortrekkers qui furent les pionniers afrikaners qui fuirent en 1830 la domination britannique. The Union Buildings, siège du gouvernement, est impressionnant, mais moins que la statue de neuf mètres de haut, représentant Nelson Mandela, érigée sur l’esplanade, après son décès.

Dans le domaine des émotions nous avons été impressionnés par :
la visite de Robben Island. Cette île située à 11 kilomètres de Captown abrite le centre pénitentiaire où Nelson Mandela fut emprisonné dix-sept ans sur ses vingt-sept ans de captivité. L’étroite cellule où il vécut reste le témoignage d’une lutte ardente contre l’injustice envers les Noirs de l’Afrique du Sud. Un codétenu pendant sept ans, nous a narré le quotidien de cette incarcération…On ne pourra pas l’oublier.

  • -la découverte des bidonvilles, collés aux townships, où règne une très grande pauvreté. Dans ces quartiers il n’y a ni eau, ni électricité, ni ramassage d’ordures.

Après la fin de l’apartheid, les populations noires sont venues s’agglomérer autour des villes espérant y trouver des jours meilleurs.

  • Soweto qui est le township de Johannesburg. C’est une banlieue pauvre qui compte 4 millions d’habitants, autant que le cœur de Johannesburg. Elle est connue par la résistance des étudiants au régime de l’apartheid, en 1976, et la mort d’étudiants noirs abattus par la police. Notre guide, Elizabeth, habitante de Soweto, nous a aidés à ressentir l’atmosphère de cette banlieue, dans laquelle les blancs commencent à venir sans y résider. Nous y avons déjeuné au son de la musique africaine.
  • le musée de l’Apartheid à Johannesburg. Mamadou nous a expliqué comment les Noirs étaient traités, tout au long de leur vie quotidienne. Les images de répression et les films projetés retracent les heures les plus sombres de l’histoire turbulente de l’Afrique du Sud. Puis après tant de souffrances, arrive l’espoir d’une vie nouvelle avec l’abolition de l’Apartheid.

Dans ce pays où l’instruction est payante, où les universités fleurissent, où les soins sont payants,( sauf pour les personnes âgées), où fut réalisée la première transplantation cardiaque en 1967 par Christian Barnard, on ressent, dans les villes, une frénésie de consommation. C’est le reflet de l’évolution d’une nation tournée vers l’avenir. La coupe du monde de football de 2010 l’a mise en lumière.

Satisfaits de notre voyage si riche en informations, en qualité d’hébergement et de restauration, en paysages variés par son relief, sa faune et sa flore, nous en garderons un excellent souvenir. Et, cerise sur le gâteau, nous sommes rentrés de Johannesburg en Airbus A380. L’ANR ne se refuse rien…

Le seul regret est de ne pas savoir mieux s’exprimer en anglais, alors que des sud-africains font l’effort d’apprendre notre langue à l’Alliance française….

Merci à notre guide, notre accompagnateur habituel et à l’organisateur du voyage.

Monique Gasnier
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